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Bienvenue dans le supermarché du futur

Les courses en ligne n’ont pas tué la visite au supermarché ou chez les commerçants du coin. Selon un test réalisé par Capital.fr à l’été 2017, les services de livraison de courses alimentaires ont encore des progrès à faire : manque de choix, produits plus chers qu’en rayon, livraison elle-même onéreuse et état des colis qui laisse parfois à désirer… De son côté, le supermarché physique se transforme pour simplifier la vie des clients et les reconnecter avec l’origine des produits. On ne va donc pas abandonner sitôt le plaisir de renifler les melons au rayon primeur.

Supermarche

Un supermarché intégré à la supply chain

Propres, bien rangés, simplement accompagnés d’une étiquette dans le cas des fruits et légumes, les produits de supermarché peuvent parfois sembler un peu “hors-sol”, déconnectés du système agroalimentaire qui les a produits. Et à une époque où les consommateurs sont de plus en plus en quête d’informations fiables et précises sur leur alimentation, il fallait bien que les supermarchés s’emparent de la question. C’est ce qu’a notamment fait la chaîne italienne Coop : à l’occasion de l’Exposition universelle de Milan en 2015, qui avait pour thème l’alimentation, elle a noué un partenariat avec le laboratoire Senseable City du MIT pour ouvrir le premier “supermarché du futur”. Le résultat ? Un supermarché qui utilise la technologie mais aussi la mise en rayons pour reconnecter les produits à leur chaîne de valeur. Par exemple, les aliments sont organisés par ingrédients : à côté des bouteilles de vin se trouvent les raisins, et près des tomates en conserve on trouve les tomates fraîches. Des miroirs-écrans interactifs disséminés dans le magasin permettent d’en apprendre plus sur les produits : les clients peuvent leur “présenter” des produits frais pour que s’affiche toute une série d’informations sur leur origine, leurs conditions de production, etc.

J’aime penser que les technologies numériques peuvent nous aider à reconnecter avec la chaîne alimentaire, explique Carlo Ratti, directeur du Senseable City Lab du MIT. Si vous voulez, vous pouvez toujours acheter une pomme en une seconde. Mais si vous avez cinq secondes de plus, vous pouvez en apprendre plus sur elle. Et si vous avez quinze secondes, vous pouvez même voir une vidéo du verger où elle a poussé.

Un endroit qui fait toute sa place aux consommateurs

Autre changement dans le supermarché du futur de Coop : fini les étagères de produits tellement hautes qu’on ne peut atteindre les étages supérieurs. Les rayons ne sont pas plus hauts que dans une librairie standard américaine, et la raison est sociale : l’idée est que les clients, en étant capables de voir ce qui se passe dans les autres allées, entrent plus facilement en contact les uns avec les autres. De fait, les supermarchés se recentrent sur les consommateurs. Le supermarché Whole Foods de Williamsburg, à Brooklyn, a ainsi mis en place un prototype appelé Produce Pro : tout au long de son parcours dans le magasin, le client peut poser des questions sur les produits à des chefs ou à des nutritionnistes via une caméra. Le cabinet de tendances Alpha Food Labs, de son côté, imagine dans “The Future Market” un futur proche (2024) dans lequel le supermarché reconnaît ses clients dès qu’ils entrent, grâce à la biométrie. Les données disponibles sur le client (habitudes d’achat, préférences alimentaires, profil nutritionnel) permettraient de lui proposer immédiatement les produits qui lui sont les mieux adaptés. Carlo Ratti imagine d’ailleurs que les supermarchés de demain ne proposeront pas que des produits, mais aussi une expérience. Il espère que les consommateurs auront envie d’y passer plus de temps. Enfin, pour faire des courses au supermarché une expérience qu’on a envie de prolonger, il faudra résoudre le problème des interminables files d’attente aux caisses, qui peuvent convaincre le client le plus déterminé d’aller plutôt faire ses courses sur Internet. Après le supermarché sans caisses Amazon Go, testé au Royaume-Uni, le groupe Monoprix expérimente depuis mai 2017 à Clichy le système “Monop’Go”. Les clients scannent les produits avec leur smartphone et sont directement débités sur leur compte. Reste à voir si l’idée est jugée assez viable pour être généralisée. Peut-être encore plus crédible, la puce RFID offre une solution au problème de l’attente en caisse : dans certains magasins de vêtements, les marchandises sont automatiquement détectées grâce à leurs puces RFID. Plus besoin de scanner les articles un par un, ce qui fait gagner un temps considérable en caisse. Si l’idée implique que les supermarchés passent par une opération de ré-étiquetage massive, on imagine aisément les bienfaits qu’une telle innovation pourrait apporter à leurs clients.

Technologie et authenticité

Au final, le supermarché du futur s’organisera certainement autour de deux axes. D’un côté la technologie, qui garantit la fraîcheur des produits et l’accès aux informations qui les concernent et rend l’expérience des clients plus fluide et plus agréable. De l’autre, une recherche d’authenticité qui reconnecte les clients à ce qu’ils achètent, mais aussi aux autres consommateurs et aux employés du supermarché, à qui l’on s’adresse pour parler des produits comme on demanderait conseil à son primeur ou à son boucher. À l’heure où les très grandes surfaces sont à la peine et les plus petites s’ouvrent à tous les coins de rue, vendant une proximité que les villes avaient longtemps oubliée, le supermarché du futur semble bien parti pour faire office d’épicier de quartier, et jouer un rôle plus social que jamais.

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